Étudier les déplacements de la faune et la connectivité des habitats

Publié le 2 septembre 2026
Mis à jour le 14 septembre 2026

Environnement

La détermination du tracé final de notre réseau de trains à grande vitesse requiert des recherches rigoureuses et une réflexion approfondie sur les territoires que le réseau pourrait traverser. Dans les forêts, les milieux humides et d’autres espaces naturels du corridor à l’étude, nous mettons en œuvre des méthodes non invasives, notamment pour observer comment les animaux se déplacent dans leur habitat.  

Ce travail s’inscrit dans un programme plus vaste d’études environnementales portant sur les sols, les forêts, les milieux humides, les lacs et les rivières entre Québec et Toronto. Ces observations aident nos équipes et nos partenaires professionnels qualifiés à comprendre les conditions environnementales existantes et à éclairer les décisions sur le tracé final du chemin de fer tout en réduisant au minimum les répercussions. 

Pourquoi étudier le déplacement des animaux ?

Avant qu’un tracé ne soit déterminé, il est important de comprendre comment la faune, y compris les amphibiens, les reptiles, les chauves-souris, les oiseaux et les mammifères, utilise le territoire.

Les écosystèmes du Québec et de l’Ontario comprennent des milieux humides, des cours d’eau et des forêts qui abritent une flore et une faune variées. Ces paysages abritent des corridors fauniques : ce terme décrit les zones qui relient les habitats d’animaux et de plantes. La connectivité des habitats fait référence à la facilité avec laquelle les animaux peuvent se déplacer entre les zones naturelles pour accéder à des éléments essentiels comme la nourriture, les abris, les sites de reproduction et les voies de migration. Nous savons que ces habitats et ces corridors sont nécessaires au maintien de la biodiversité et au soutien des déplacements quotidiens dont la faune dépend.

Nos études de terrain visent, entre autres, à mieux comprendre comment la faune utilise le territoire et où la connectivité des habitats est la plus importante. Ces renseignements nous aideront à brosser un tableau clair des conditions environnementales existantes et éclaireront l’évaluation d’impact du projet, menée par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC), un organisme fédéral indépendant. En déterminant les principaux corridors et les zones sensibles, nous pouvons également évaluer des mesures permettant le déplacement sécuritaire des animaux, tant dans leurs activités quotidiennes que pendant les périodes de migration.

Comment étudions-nous les déplacements de la faune?

Le respect de la faune et des communautés locales est un élément important de notre travail. Toutes les études sont menées à l’aide de méthodes non intrusives conçues pour réduire au minimum la perturbation des animaux et de leurs habitats. Par exemple, des caméras permettent d’observer les animaux sans déranger leur comportement naturel. Leur utilisation, combinée à l’observation et à l’identification des traces et des empreintes, aide nos équipes partenaires qualifiées, dirigées par des biologistes professionnels, à comprendre où et quand les animaux se déplacent. Nous entreprenons également des études de terrain au cours desquelles des biologistes surveillent certaines zones pendant des périodes de déplacement importantes.

Le cas échéant, les savoirs et la participation des communautés autochtones peuvent également aider à mieux comprendre les écosystèmes, les déplacements de la faune et les liens qui unissent les différentes composantes du territoire.

La plupart de ces visites sur le terrain et l’installation d’équipement se font sur des terrains publics. Si l’accès à une propriété privée est nécessaire, il se fait avec le consentement du propriétaire, et aucune caméra orientée vers une propriété privée n’est installée.

Planification du tracé et environnement

Les écosystèmes sont en meilleure santé lorsque les habitats sont liés plutôt que fragmentés. Nous sommes conscients que l’infrastructure ferroviaire peut créer des obstacles dans les corridors fauniques et que le train à grande vitesse nécessite des voies clôturées et séparées pour assurer la sécurité des humains et des animaux. Par conséquent, une planification minutieuse du tracé est essentielle pour protéger la connectivité des habitats et appuyer l’intégration responsable du chemin de fer dans les milieux naturels.

À l’aide des données recueillies dans le cadre de nos études environnementales et des informations disponibles auprès des organismes spécialisés, nous travaillons d’abord à éviter les impacts lorsque c’est possible. Lorsqu’on ne peut éviter des répercussions, nous élaborons des mesures pour les atténuer, comme des passages pour animaux sauvages, des corridors verts, des ponceaux et des ponts. S’il est impossible d’éviter certains impacts, ceux-ci peuvent faire l’objet de mesures de compensation, dans le respect des lois environnementales applicables. Nous pourrions aussi mettre en œuvre des programmes de suivi tout au long de la durée de vie du projet, afin d’évaluer les conditions environnementales, de vérifier que les mesures d’atténuation et de compensation atteignent les résultats escomptés et d’éclairer des ajustements, au besoin.

Tout au long de la planification du projet, nous travaillons à réduire les répercussions sur les personnes, les écosystèmes et la biodiversité tout en créant des avantages durables pour les communautés.