Publié le 5 août 2026
Mis à jour le 14 septembre 2026
L’eau douce est l’un des atouts les plus importants du Canada. Notre pays abrite près du cinquième des réserves mondiales d’eau douce de surface et dispose de plus d’eaux intérieures que tout autre pays du monde. Il devient chaque jour plus essentiel de préserver la propreté de ces sources d’eau et de protéger nos lacs, rivières et autres cours d’eau.
Le corridor à l’étude pour le train à grande vitesse reliant Québec à Toronto longe le fleuve Saint-Laurent et la Voie maritime, des zones humides, des cours d’eau et d’autres éléments naturels qui jouent un rôle vital dans nos écosystèmes et nos communautés. Pour concevoir une voie ferroviaire de façon responsable et avant de prendre toute décision finale concernant le tracé, il faut bien comprendre les milieux visés, y compris les réseaux hydrographiques et les habitats aquatiques.
Étudier les eaux de surface et les habitats aquatiques
Le terme « eaux de surface » désigne tout cours d’eau situé au-dessus du sol, y compris les ruisseaux, les rivières, les lacs, les zones humides et les réservoirs artificiels. Les eaux de surface du Canada font partie d’un écosystème plus vaste qui abrite les poissons, la faune, la végétation et les humains.
Alors, qu’est-ce qu’Alto étudie exactement? Nos géomorphologues, biologistes et ingénieurs étudient, les poissons (meunier noir, doré jaune, achigan à grande bouche), les mulettes, et les habitats aquatiques, les milieux humides et les conditions environnementales à considérer lors de l’élaboration du projet. Nous étudions également la manière dont les rivières et les ruisseaux traversent le paysage (ce que l’on appelle la géomorphologie fluviale).
Les cours d’eau font beaucoup plus qu’abriter la faune. Ils fournissent de l’eau potable, soutiennent l’agriculture, offrent des occasions de loisirs et jouent un rôle important dans la gestion des inondations. Prendre le temps de mieux comprendre ces systèmes dès maintenant permet de prendre de meilleures décisions plus tard.
Apprendre à connaître les cours d’eau le long du corridor
Nos études sur l’eau consistent à documenter l’état actuel des niveaux d’eau, des conditions et du débit, ainsi que la végétation et le sol environnants, entre autres. Nous allons plus en profondeur (jeu de mots voulu) grâce à des processus tels que les relevés de bathymétrie, qui permettent de mesurer et de cartographier la profondeur et la configuration du relief sous-marin des lacs, des rivières et des réservoirs situés le long du corridor à l’étude. Dans certains cas, des relevés effectués par drone et par LiDAR aéroporté (Light Detection and Ranging) peuvent également contribuer à documenter les conditions de l’eau et des sols dans les zones entourant les cours d’eau et les habitats du poisson.
De plus, les communautés autochtones participent à la conception et à la mise en œuvre d’études environnementales menées le long du corridor. Leurs connaissances, leurs points de vue et leur participation nous aident à mieux comprendre les habitats aquatiques, les conditions environnementales et les cours d’eau locaux.
Ces études brosseront un tableau des conditions actuelles avant le début des travaux de construction. À partir de là, nous pourrons recenser les cours d’eau et les habitats sensibles afin de déterminer comment leur état pourrait évoluer une fois le projet réalisé. Ces données serviront à affiner le tracé définitif, afin de nous aider à éviter, dans la mesure du possible, les répercussions négatives potentielles ou, à défaut, à les limiter.
Préserver la circulation naturelle de l’eau
Au besoin, la conception de la voie ferroviaire prévoira des ponts, des ponceaux et d’autres aménagements pour préserver les régimes d’écoulement naturels, les habitats aquatiques et les espèces aquatiques. Nous tiendrons également compte de mesures de contrôle de l’érosion, de la planification des travaux et de la remise en état des lieux.
L’objectif est d’éviter autant que possible les éléments sensibles propres aux lacs, rivières, ruisseaux et milieux humides. Là où les répercussions ne pourront être entièrement évitées, nous nous efforcerons de les atténuer grâce à des mesures de conception et de construction et nous compenserons les effets résiduels au besoin. Le projet est également assujetti au processus fédéral d’évaluation d’impact, qui tient compte des milieux naturels et des populations humaines.
Pour protéger notre eau douce grâce à une planification responsable des infrastructures, il faut d’abord comprendre le fonctionnement des réseaux hydrologiques locaux et des habitats aquatiques. En menant ces études dès le début, nous pouvons prendre des décisions éclairées pour contribuer à protéger les cours d’eau, essentiels aux communautés, à la faune et aux écosystèmes le long du corridor, tant pendant la construction que l’exploitation ferroviaire.
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