Publié le 2 mars 2026
Mis à jour le 15 septembre 2026
Lorsque la plupart des gens pensent au train à grande vitesse, ils imaginent le produit fini : des trains élégants filant à travers le paysage, reliant les villes et transformant notre façon de voyager. Mais avant que tout cela ne se concrétise, une autre histoire se déroule dans les coulisses : la façon dont on sécurise les trains, la technologie, les matériaux et l’expertise nécessaires pour en faire une réalité.
Le tout premier réseau ferroviaire à grande vitesse du Canada, qui s’étend sur près de 1 000 kilomètres, est le plus grand projet d’infrastructure de l’histoire récente de notre pays, et les grands projets exigent une préparation importante.
Pour concrétiser cette vision, il faudra plus que de l’ambition. Le projet nécessitera d’énormes quantités de matériaux bruts et transformés (on parle de millions de tonnes), une main-d’œuvre hautement qualifiée et une expertise technique provenant de divers secteurs et pays. Avec autant d’éléments mobiles, le succès dépend d’une stratégie d’approvisionnement réfléchie, méthodique et conçue pour gérer une complexité réelle.
En gros, cela signifie comprendre dans quels secteurs les fournisseurs canadiens sont prêts et capables de participer, déterminer où une expertise internationale pourrait être nécessaire pour combler des lacunes critiques et travailler en étroite collaboration avec l’industrie afin de préparer le marché à des occasions sans précédent au Canada.
Ce travail est en cours avec notre partenaire privé Cadence.
Se préparer avant de construire
Alors, à quoi ressemble concrètement cette préparation?
Pour un projet de cette envergure, aucune équipe ou entreprise ne possède toutes les réponses. C’est pourquoi on adopte une approche progressive pour entrer en contact avec le marché, en s’adressant aux entreprises canadiennes et internationales qui possèdent une expérience avérée dans la conception, la construction et l’exploitation de projets complexes de transport en commun, notamment des systèmes de trains à grande vitesse dans le monde entier.
Considérez cela comme une conversation bidirectionnelle. On partage notre vision et nos échéanciers, tout en écoutant attentivement les avis des acteurs du secteur concernant les capacités, l’état de préparation et les défis potentiels, et ce, avant même que le processus d’approvisionnement officiel ne commence.
La première phase de l’analyse du marché en cours se concentre sur la prise de contact avec les entreprises qui pourraient contribuer à la construction des trains et de la technologie du projet. Ceci comprend :
- Matériel roulant — trains conçus pour le climat canadien, en gardant à l’esprit le confort des passagers, l’accessibilité et la durabilité.
- Systèmes de signalisation et de contrôle des trains — la technologie qui permet de faire rouler les trains en toute sécurité et avec efficacité à 300 km/h ou plus.
Les perspectives que l’on tirera de ces conversations nous aideront à anticiper et à surmonter les obstacles potentiels, à déterminer où du soutien supplémentaire pourrait être nécessaire pour encourager la participation canadienne et à nous assurer que les entreprises sont prêtes à saisir les occasions qui se présenteront. En effectuant ce travail en amont, on jette les bases d’un processus d’approvisionnement plus robuste et plus concurrentiel et, ultimement, d’un réseau de trains à grande vitesse qui dessert mieux tous les Canadiens et Canadiennes.
Maximiser la participation canadienne
L’un des principaux objectifs de ce projet est simple : on veut qu’il soit construit par des Canadiens pour des Canadiens, dans la mesure du possible. Et la bonne nouvelle? Le Canada possède déjà beaucoup des atouts nécessaires, qu’il s’agisse de matières premières abondantes, d’une main-d’œuvre qualifiée ou d’un avantage concurrentiel dans le secteur manufacturier qui place les entreprises canadiennes en position de force pour prendre les devants.
Pour concrétiser cet objectif, il faut commencer par entamer rapidement le dialogue avec le marché. En discutant avec les entreprises dès maintenant, avant le début officiel du processus d’approvisionnement, on offre aux entreprises canadiennes le temps et les connaissances dont elles ont besoin pour :
- Comprendre ce qui est nécessaire pour qu’elles puissent y participer en toute confiance.
- Établir des partenariats, y compris avec des partenaires internationaux, pour renforcer leurs soumissions.
- Investir dans la croissance, qu’il s’agisse de nouveaux équipements, d’une capacité de production accrue ou de la formation de la main-d’œuvre, pour répondre aux exigences du projet.
Prochaines étapes
Le travail sur le matériel roulant et la signalisation n’est que le début.
Au cours des prochains mois, Alto et Cadence s’entretiendront avec les entreprises au sujet des autres éléments importants du projet et de la façon dont elles peuvent participer aux occasions à venir.
Restez à l’affût!
Découvrez le processus d’approvisionnement d’Alto pour les phases de construction et d’exploitation.
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