Publié le 9 septembre 2026
Le nouveau réseau de trains à grande vitesse d’Alto, une première au Canada, suscite une grande attente en raison de son potentiel à révolutionner nos modes de déplacement. Une fois en service, les trajets entre les villes connectées prendront environ la moitié du temps. On attend beaucoup des avantages qui en découleront, en commençant par l’ouverture de nouveaux marchés économiques pour les entreprises, en passant par un accès facilité à l’éducation ou aux soins de santé pour les Canadiens.
Toutefois, avant d’en arriver là, il y aura de grandes possibilités pour la population et les entreprises canadiennes. En effet, Alto prévoit de construire près de 1 000 kilomètres de voies ferrées, des centaines de ponts, de grands tunnels et sept nouvelles gares. La demande pour les compétences et les matériaux nécessaires à un projet d’une telle envergure sera soutenue, offrant ainsi une occasion sans précédent de développer une expertise locale.
Qui construira le réseau de trains à grande vitesse d’Alto?
Le Canada a déjà un bon bilan en ce qui concerne le transport ferroviaire, mais le train à grande vitesse est un système différent et nouveau pour notre pays. C’est pourquoi Alto s’est associé à Cadence, un consortium formé d’entreprises mondialement reconnues pour leur expertise en conception, en financement, en construction, en exploitation et en maintenance d’infrastructures ferroviaires à grande échelle. Parmi celles-ci figure SNCF Voyageurs, la société nationale des chemins de fer français et un chef de file du train à grande vitesse.
Au sein d’Alto, nous développons notre savoir-faire tout en permettant aux travailleurs et aux entreprises canadiennes d’acquérir une expérience inestimable aux côtés des leaders internationaux du train à grande vitesse. Notre objectif n’est pas seulement d’apporter notre expertise à ce projet canadien, mais de contribuer à l’émergence d’une nouvelle industrie à haute valeur ajoutée, dotée de compétences spécialisées.
Le Canada a déjà vu cette approche réussir auparavant. Le développement de grands projets hydroélectriques, en particulier au Québec, a créé plus que des infrastructures essentielles. Il a généré de nouvelles expertises et des capacités industrielles, ce qui a permis aux entreprises et aux travailleurs de rivaliser et de prendre la tête dans ce secteur. Alto offre une occasion semblable de développer les talents et de cultiver une expertise locale.
Croissance des compétences et des entreprises canadiennes
La construction d’un réseau ferroviaire à grande vitesse exige une variété de compétences, qui comprennent des ingénieurs, des corps de métier qualifiés, des fabricants, des fournisseurs, des entreprises logistiques, des spécialistes en technologie et des services professionnels qui interviendront à différentes étapes du projet.
Alto envisage de générer environ 50 000 emplois pendant la construction et plus de 5 000 postes à temps plein permanents dans des secteurs tels que l’exploitation, la maintenance, l’ingénierie, l’inspection, la réparation, le service à la clientèle et la gestion du système une fois le projet achevé.
Ce processus favorisera la croissance des entreprises canadiennes et des chaînes d’approvisionnement, renforcera la capacité industrielle et développera des compétences et une expertise spécialisée qui resteront au Canada pour soutenir les projets d’infrastructures futurs, que ce soit au pays ou à l’étranger.
Approvisionnement en matériaux canadiens
En parallèle, la construction proprement dite du premier réseau de trains à grande vitesse au Canada nécessitera plus de 4 000 km (soit plusieurs centaines de milliers de tonnes) de rails d’acier, en plus de quantités massives de poutres structurelles, de caténaires et d’autres matériaux de base. Peu de projets d’infrastructure dans l’histoire contemporaine du Canada ont suscité une demande industrielle aussi considérable. L’approvisionnement à cette échelle offre une rare occasion pour les industries canadiennes de l’acier et de la fabrication de renforcer leur puissance de production, d’accélérer leurs investissements et d’innover, leur permettant ainsi de se positionner favorablement pour les opportunités à venir.
Alto entend privilégier l’acquisition de matériaux canadiens, comme l’acier, l’aluminium et le bois, en s’approvisionnant localement et en s’appuyant sur l’expertise et la capacité de production nationale. Cette décision est guidée par la politique « Acheter canadien » du gouvernement. Alto veut ainsi renforcer les chaînes d’approvisionnement nationales, soutenir les emplois canadiens et s’assurer que les effets économiques de ce projet de construction nationale soient ressentis dans l’ensemble du pays.
La valeur à long terme d’Alto
Une fois en service, le nouveau train à grande vitesse d’Alto transformera la façon dont les gens vivent et se déplacent dans le corridor Québec–Toronto. Mais sa valeur à long terme va bien au-delà du transport. En effet, la construction d’Alto constitue une occasion unique de développer une expertise canadienne qui perdurera longtemps après la fin des travaux. En développant des compétences nationales et une production accrue, ainsi qu’en renforçant ses chaînes d’approvisionnement, le Canada deviendra un expert dans la gestion de grands projets d’infrastructure et un pionnier en matière de trains à grande vitesse pour les décennies à venir.
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