Publié le 1 septembre 2026
Des milieux humides à la toundra arctique, le Canada compte parmi les pays possédant la plus grande diversité écologique de la planète. Des écosystèmes variés procurent un habitat à une multitude d’espèces animales et végétales. Chez Alto, l’élaboration du tracé du réseau de trains à grande vitesse repose sur une approche rigoureuse qui reconnaît l’importance des habitats naturels pour la santé et la pérennité des écosystèmes.
La vaste zone que nous étudions actuellement, appelée « corridor à l’étude », représente bien plus qu’une simple étendue de terre reproduite sur une carte géographique. Les habitats fauniques qui la traversent ne sont pas que des « espaces verts » : ce sont des milieux de vie où les plantes, les animaux, les oiseaux, les poissons, les insectes et d’autres espèces se nourrissent, nichent, migrent et se reproduisent.
Avant de finaliser le tracé du train à grande vitesse, nous devons comprendre comment protéger au mieux le territoire et les formes de vie qui en dépendent.
Les habitats fragiles, les espèces en péril et le train
En nous appuyant sur nos études de terrain et sur les données recueillies auprès d’organismes spécialisés, nous apprenons à mieux connaître et à identifier les habitats fauniques situés le long du corridor. Pour certaines espèces, cela peut correspondre à un milieu humide utilisé pour la reproduction. Pour d’autres, ces habitats peuvent prendre la forme d’une lisière de forêt, d’une berge, d’un ruisseau ou d’un chemin emprunté lors des déplacements saisonniers.
Nous portons également à une attention particulière aux habitats qui abritent des espèces en péril ainsi que des espèces protégées en vertu de la réglementation du Québec et de l’Ontario. Selon la Loi sur les espèces en péril du Canada, ces espèces sont classées comme étant préoccupantes, menacées ou en voie de disparition en raison de pressions sur leurs populations ou sur leurs habitats. L’objectif est d’étudier ces milieux et de recueillir les informations nécessaires suffisamment tôt pour orienter la planification du tracé.
Nous savons que la construction d’une nouvelle infrastructure ferroviaire peut entraîner des répercussions sur les communautés, les animaux et les végétaux. Nous mettons donc tout en œuvre pour éviter les perturbations ou en limiter l’ampleur, autant que possible. Cela exige de nombreuses recherches, du temps passé sur le terrain et le respect des procédures appropriées, notamment l’évaluation d’impact, qui tient compte des environnements naturels et humains.
Comment Alto étudie-t-il les espèces en péril
Des biologistes au sein d'équipes partenaires qualifiées analysent les habitats fauniques et l’état global des écosystèmes afin de mieux comprendre où vivent les espèces en péril à toutes les étapes de leur cycle de vie. Nous utilisons diverses méthodes de recherche, notamment des inventaires par repasse de chants, qui permettent de confirmer la présence d’espèces d’oiseaux en péril. Nos études sur le prélassement des tortues consistent à parcourir les milieux humides et les plans d’eau à la recherche d’espèces, comme la tortue ponctuée ou la tortue molle à épines, qui profitent du temps plus doux au printemps et à l’automne pour réguler leur température corporelle.
Par ailleurs, nos études sur les serpents consistent à installer des abris artificiels qui les attirent, afin que l’équipe de recherche puisse relever leur présence de manière sécuritaire et efficace. Cette méthode éprouvée facilite la détection d’espèces discrètes qui demeurent cachées la majeure partie du temps.
Les études de terrain sont essentielles à ce travail. Les connaissances autochtones et la participation des communautés concernées contribuent également à enrichir notre compréhension des écosystèmes locaux et du territoire. Fondés sur des générations d’observation des milieux naturels et culturels ainsi que sur les usages traditionnels des terres, les savoirs autochtones enrichissent notre connaissance du territoire et contribuent aux études de terrain et à la planification du projet.
Des connaissances au service de la planification du tracé
Les informations recueillies grâce à ces études permettent de créer un portrait de référence des conditions actuelles le long du corridor d’étude. Elles permettent à Alto d’optimiser les options de conception et de mettre au point des mesures pour éviter ou atténuer les impacts.
Pour protéger la biodiversité, il faut d’abord bien la comprendre. C’est pourquoi nous étudions les habitats et les espèces en péril avant que toute décision concernant le tracé ne soient prise. L’identification précoce des milieux sensibles favorise une prise de décision éclairée et permet l’élaboration de mesures visant à préserver, dans la mesure du possible, les végétaux, les animaux et les habitats qui contribuent à l’équilibre de ces écosystèmes.
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