Comprendre les études du paysage : termes clés et définitions
Les termes suivants correspondent à une dimension sensorielle de l’environnement et à la façon dont les personnes l’expérimentent :
Paysage
L’environnement visible, soit les reliefs, la végétation, les constructions et les organisations spatiales, ces éléments façonnent le caractère et l’apparence d’un lieu.
Paysage sonore
L’environnement acoustique, soit les sons naturels (le vent, l’écoulement de l’eau, la faune), les bruits anthropiques (le trafic, les industries) et leurs dynamiques, ces sons influencent la perception et l’expérience d’un lieu.
Paysage lumineux
L’environnement lumineux, soit la lumière naturelle (le soleil, la lune, les étoiles) et l’éclairage artificiel, caractérisés par l’intensité, la couleur, la direction et la distribution, qui affectent la visibilité, l’ambiance et les impacts écologiques.
Pourquoi réaliser des études sur le paysage?
L’analyse du paysage permet d’anticiper les effets visuels, acoustiques et lumineux d’un réseau de trains à grande vitesse et d’en réduire les impacts. L’étude du paysage sonore permet le respect quant à la conformité aux normes, protège la santé et le confort des riverains grâce à des protections adaptées. L’évaluation du paysage lumineux optimise l’éclairage pour éviter l’intrusion, l’éblouissement et les impacts sur la biodiversité, tout en assurant la sécurité et la sobriété énergétique.
Aborder ces trois dimensions permet de répondre aux exigences des normes environnementales, et de proposer des solutions techniques (modelé paysager, écrans acoustiques, replantations et autres) afin d’améliorer l’insertion du réseau dans le territoire traversé.


En quoi consistent les études sur le paysage?
La composante paysage/visuel vise à déterminer dans quelle mesure un projet change l’apparence d’un lieu, le caractère paysager et l’expérience visuelle des personnes qui l’observent (communautés locales, usagers de routes et sentiers, visiteurs, communautés autochtones). Elle s’aligne sur plusieurs exigences de la loi sur l’évaluation d’impact et des guides de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, notamment l’identification des composantes valorisées, la prise en compte des savoirs autochtones, et l’analyse des effets résiduels et cumulatifs.