Publié le 31 juillet 2026
Mis à jour le 14 septembre 2026
À l’heure actuelle, nous sommes en phase de développement et de préconstruction du projet de train à grande vitesse, tout en travaillant à réduire le corridor à l’étude pour obtenir un tracé final plus précis. Afin de rapprocher les communautés et transformer la mobilité dans le corridor Québec–Toronto, nous construirons une nouvelle voie ferroviaire qui traversera des milieux naturels, des fermes, des villages et des villes.
Chaque jour, et à chaque étape, nous nous posons la question suivante : comment mener à bien un projet d’infrastructure de cette envergure tout en protégeant les milieux naturels et les territoires habités qu’il traversera?
Nous savons que la construction d’une nouvelle voie ferroviaire exerce des pressions sur les paysages et les communautés le long de son tracé. C’est pourquoi la planification environnementale est intégrée à chaque étape du projet, ce qui permet de comprendre les répercussions potentielles et de prendre des décisions éclairées avant le début des travaux. Pour un projet d’infrastructure de cette ampleur, il faut tenir compte d’un éventail d’environnements sensibles : allant des terres agricoles, des habitats fauniques et des milieux humides aux collectivités, à leur patrimoine culturel, ainsi qu’aux lieux d’importance pour les peuples et les nations autochtones.
Pour orienter ces décisions, Alto suit une approche établie et structurée : éviter, atténuer, compenser. Notre première option, celle que l’on privilégie à l’étape de la planification et de la construction, est d’éviter de provoquer des répercussions négatives. Malgré tous nos efforts, cependant, certaines sont inévitables. Lorsque nous ne pouvons pas les éviter, nous cherchons à les réduire et à les atténuer le plus possible. Et dans les rares cas où nous ne pourrons tout simplement pas éviter ou atténuer les effets, nous mettrons en œuvre des mesures de compensation dans le respect des lois environnementales et selon un processus d’évaluation d’impact rigoureux mené par des autorités indépendantes.
Éviter les répercussions
Tandis que nos ingénieurs et notre équipe des opérations se consacrent aux aspects techniques de la construction d’un réseau ferroviaire, nos scientifiques et nos ingénieurs en environnement sont sur le terrain, où ils approfondissent leurs connaissances du territoire et des communautés. Les mesures d’évitement commencent dès la conception du projet, avant le début des travaux. Les études de terrain, les consultations publiques, la collaboration avec les gouvernements et l’apport des savoirs autochtones sont autant d’éléments qui éclairent les décisions. En recueillant les renseignements essentiels dès que possible au cours de la phase de planification, nous pouvons prendre des décisions éclairées concernant le tracé, les méthodes de construction et le calendrier des travaux afin d’anticiper les répercussions et de les limiter à la source.
La détermination du tracé final ne repose pas sur un seul facteur, mais sur l’évaluation minutieuse de nombreuses considérations environnementales, techniques, sociales et opérationnelles.
Lors de la planification du tracé, les considérations environnementales typiques consistent notamment à éviter les plans d’eau sensibles, les milieux humides et les habitats essentiels, à réduire au minimum le nombre de traversées (ex. de cours d’eau), à privilégier les zones déjà perturbées et les corridors situés à proximité d’infrastructures existantes, ainsi qu’à limiter la proximité des secteurs résidentiels et des espaces communautaires. Par exemple, nous chercherons à éviter, dans la mesure du possible, les vallées fluviales présentant une grande valeur écologique et à prévoir les travaux de construction en dehors des périodes sensibles, comme le frai des poissons ou la migration de la faune.
Atténuer les répercussions
Lorsque les répercussions ne peuvent être évitées malgré tous nos efforts, des mesures d’atténuation sont mises en œuvre pour réduire l’intensité, l’étendue ou la durée de leurs effets. Tout au long des phases de construction et d’exploitation, les mesures de protection de l’environnement feront l’objet d’un suivi et seront ajustées au besoin pour en maintenir l’efficacité.
Parmi les exemples typiques de mesures d’atténuation pour les grands projets d’infrastructure, on peut citer, entre autres, les clôtures de contrôle de l’érosion et des sédiments, les murs antibruit, l’arrosage pour la suppression de la poussière et la remise en état du site au besoin.
Compenser les répercussions
Enfin, s’il est impossible d’éviter ou d’atténuer certaines répercussions, celles-ci font l’objet de mesures de compensation dans le respect des lois environnementales applicables. Il s’agit là de notre dernière option, celle que nous privilégions le moins, et elle ne remplace pas la priorité accordée à l’évitement et à l’atténuation.
Par exemple, il peut s’agir de remettre en état ou de créer de nouveaux habitats ou encore de mettre en valeur ou de bonifier des espaces naturels et récréatifs dans des territoires habités. Il est aussi possible d’opter pour la restauration des milieux naturels ou l’amélioration des fonctions écologiques ailleurs dans le bassin versant ou au-delà de la zone d’intervention du projet.
Notre engagement à long terme
L’approche d’Alto, qui repose sur les principes d’évitement, d’atténuation et de compensation, nous servira de ligne directrice pour intégrer le projet dans son environnement, tout en réduisant au minimum les répercussions sur les milieux naturels et les communautés.
Au fur et à mesure de son avancement, le projet fera l’objet d’une évaluation d’impact fédérale, un processus rigoureux et indépendant qui évalue les répercussions environnementales et socioéconomiques potentielles, prévoit des consultations auprès des peuples autochtones et des parties prenantes et détermine les conditions dans lesquelles le projet pourra se poursuivre.
La gestion responsable de l’environnement ne s’arrête pas une fois qu’un projet a été approuvé ou réalisé. Des programmes de suivi à long terme seront mis en œuvre pour évaluer l’efficacité des mesures d’atténuation et de compensation au fil du temps et les adapter au besoin. Grâce à une planification minutieuse, à une collaboration continue et à un suivi constant, nous visons à maximiser les avantages du projet tout en réduisant au minimum ses répercussions.
Apprenez-en plus sur notre approche environnementale ici.
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